Vous voulez vous lancer dans l’envoi de communiqués de presse?


Voici les quelques étapes préliminaires pour vous lancer ! Demain nous aborderons les étapes indispensables à la bonne rédaction d’un communiqué de presse.

Qu’est ce qu’un communiqué de presse ?

Peu utilisé par les PME, le communiqué de presse est pourtant un moyen gratuit d’information et de communication à ne pas négliger. En effet, ce document permet d’annoncer un fait novateur aux journalistes en espérant la publication de cette nouvelle : création de société, partenariat, lancement d’un nouveau produit, nomination de dirigeants, etc.

Quelle marche à suivre ?

Repérez les médias qui sont susceptibles de communiquer sur vos produits et votre société (journal local, magazines professionnels…) et récupérez les coordonnées des personnes chargées de ces rubriques (signatures en bas des articles, site internet, voir un appel direct à la rédaction pour avoir l’email du journaliste…).

-Faites-vous une mailing liste des journalistes (fichier MS Excel, MS Outlook, Act!…) afin de simplifier vos processus d’envoi de communiqués. Si possible classez les journalistes en groupes selon le type de médias (généralistes, spécialisés…) pour cibler la diffusion de vos communiqués de presse. Pensez également à répertorier les sites internet qui propose des services d’envoi de CP de presse à moindre délai.

Ne pas oublier

Le journaliste sera amené à publier des informations objectives: il se doit de communiquer de manière impartiale et cela de toutes les entreprises, ce qui implique évidement votre concurrence !

Le journaliste ne vous fera pas de la publicité gratuite. Il publiera uniquement ce qu’il juge intéressant pour ses lecteurs.

-Pour cela : ciblez bien les journalistes auxquels vous enverrez votre communiqué.
Evitez l’envoi d’un communiqué de presse sur des astuces beauté à un journaliste financier par exemple.

Prenez toujours de l’avance pour envoyer vos communiqués. En effet, il faut toujours prendre en compte le délai de publication. Celui-ci peut en effet être long, en règle générale comptez :

  • Newsletter internet : 1 jour
  • Quotidiens TV, radio, journaux locaux : 1 mois pour un article d’une longueur importante / 2 jours pour une brève
  •  Magazines mensuels : 2 mois pour un gros article  / 1 mois pour un entrefilet dans les rubriques “actualités”

 

N’hésitez pas à laisser vos commentaires! 

Consciences sous influence: les techniques de la publicité et des médias


Au premier abord, la publicité semble avoir pour mission d’informer une cible définie sur un sujet ou un produit bien précis.

Or, elle à d’autres fonctions sous-jacentes qu’il est important d’analyser.

Fonctions sous-jacentes de la publicité

Elle se doit en effet avant tout d’influencer par le biais de différentes techniques : elle peut être amenée à manipuler le consommateur dans un jeu de séduction afin de vendre un produit par exemple, ou de dramatiser des faits afin de susciter l’inquiétude comme c’est le cas pour les publicités contre le tabagisme.

Dans une autre mesure, nombreux sont ceux qui pensent qu’à terme la publicité façonne les consciences.

Les publicitaires sont aujourd’hui de véritables experts des techniques de manipulation, d’ailleurs en « vente libre en librairie dans des manuels ».

Nous allons donc ici analyser quelles sont les techniques de manipulation utilisées aujourd’hui dans les médias.

Techniques de manipulation

-« La séduction par le style » réside dans la force même d’une formule, le style du message se substituant systématiquement aux arguments. Habituellement utilisé comme simple ornement, le style devient ici la raison principale qu’on avance dans le processus d’adhésion au message. Le discours médiatique de l’extrême droite est un cas exemplaire de cette technique.

-Les médias aujourd’hui séduisent aussi par « la clarté du message » : succinct, clair, limpide, le message entraîne naturellement l’adhésion par un sentiment d’évidence sans jamais s’appuyer sur la moindre argumentation. Les formats télévisuels poussent à ce travers en privilégiant notamment les encarts courts et indifféremment du sujet abordé : des clips musicaux aux interviews d’hommes politiques en passant par les campagnes de prévention santé ou encore les publicités commerciales.

-Un des moyens de persuasion les plus utilisés est l’empathie, qui consiste à laisser entendre à son public que l’on pense de la même manière que lui. Les médias cultivent au maximum l’empathie afin de créer de l’adhésion chez son public. La catastrophe de Fukushima est un exemple frappant. « Un puissant sentiment d’inquiétude et d’altruisme soulève des centaines de millions de personnes autour du monde. Ce sont des exemples très forts de la nouvelle réalité empathique qui gagne l’humanité. Aujourd’hui, un drame collectif, une catastrophe écologique, un accident nucléaire touche chacun d’entre nous « .

-« La manipulation par la peur et l’autorité » sont des techniques toujours bien ancrées dans les lignes éditoriales actuelles.

Le journal de 20 heures enregistre de très fortes audiences, mais cette portée médiatique n’a pas toujours bonne réputation. Certains sont insatisfaits des analyses, qu’ils trouvent superficielles. D’autres y voient parfois une certaine partialité dans les propos des journalistes, et le choix des informations peut être le témoin, voire l’amplificateur, d’une certaine obsession planant autour d’un sujet.

Par exemple, le sujet de la mort de Ben Laden a martelé les écrans pendant plusieurs jours, TF1 proposait par exemple à ses auditeurs des JT une « édition spéciale Ben Laden », au détriment d’autres actualités tout aussi importantes qui n’ont donc par conséquent pas été abordées. Les médias ont alors engendré une certaine psychose dans les foyers français (et du monde entier), présentant des témoignages de spécialistes expliquant comment cet épisode allait changer la face du monde et pouvait entrainer des effets quasi-immédiats dans les pays militants contre le terrorisme, le risque de vengeance des talibans étant élevé.

La peur du récepteur peut également représenter une vulnérabilité utilisable à des fins d’acceptation des messages, là où un examen attentif des arguments présentés ne serait pas très convaincant. C’est de cette façon que l’opinion américaine fût dans sa quasi-totalité convaincue du lien entre Saddam Hussein et Al Qaïda, et ainsi de la légitimité d’une guerre en Irak.

 « L’amalgame affectif »: publicité cachou

Nous allons ici évoquer l’exemple du véritable OVNI publicitaire que fût la publicité d’une célèbre marque de bonbons afin d’illustrer l’utilisation de « l’amalgame affectif ».

A l’origine, une marque de bonbons provinciaux du nom des ‘cachous Lajaunie’ qui ne jouissaient pas d’une image très propice à la vente car perçue comme étant plutôt vieillotte.

En réponse à cela, la marque décide de s’offrir sa première campagne télévisée : un spot publicitaire très court de 3 secondes dont l’impact sera pourtant immédiat et fulgurant. Le film est simple : il met en scène Kristen Hocking en décolleté agitant sa poitrine de façon érotique comme on agiterait les bonbons dans la boite de cachous. Le slogan vient accentuer l’association des deux éléments : « Cachou Lajaunie, Lajaunie, Han han ! ».

La technique ici utilisée est l’association d’un élément déclencheur d’émotion (et ici érotique), ne revêtant aucun lien avec le produit vanté. La manipulation réside donc ici dans le fait même de l’association proposée qui ne se base sur aucun fondement. Sans cette alliance de sens, le message publicitaire n’aurait aucun impact.

-> On transfère donc ici une valeur émotionnelle sur la vente du produit. Ce manque de lien entre l’image divulguée par la publicité et le produit passe quasiment inaperçu parce que le stimulus érotique utilisé est assez fort pour qu’il n’y ait pas de réaction face à cette incohérence. L’amalgame affectif jouant sur la répétition, plus la cible verra ce spot publicitaire plus l’association lui paraitra évidente. Désormais, le produit sera auréolé d’une valeur supplémentaire, d’une sensation “programmée” dont on a oublié l’origine. Cette technique reprends les travaux de Pavlov stimulus / réponse.

On peut se demander pourquoi la séduction est ici considérée comme manipulatoire alors qu’elle est un caractère humain fondamental. Il convient donc de distinguer la séduction ordinaire utilisée uniquement pour séduire et la séduction utilisée dans l’espace public pour une fin tout à fait différente en détournant les sentiments naturels et dans le seul but de faire vendre. La raison qui est donnée pour adhérer au message n’a rien à voir avec le contenu du message lui-même (ici le corps d’une femme et les cachous).

Les différentes techniques de « L’effet fusionnel »

Tout au long des exemples cités précédemment, nous pouvons constater que le message se construit au travers d’une relation.

L’effet fusionnel instaure lui aussi une relation particulière entre le manipulateur et le manipulé mais ces derniers se confondent. Plutôt que de présenter un autre qui séduit ou suscite la peur, on va ici effacer toute distinction entre soi et autrui à travers  l’hypnose et l’effet de foule que nous avons évoqué précédemment et qui est toujours d’actualité.

La répétition : ‹‹Ce qui nous paraît étrange et sans fondement la première fois parce que non argumenté finit par paraître acceptable, puis normal, au fil des répétitions.

Cette technique crée l’impression que ce qui est dit et répété a quelque part, très en amont, été argumenté. La répétition fonctionne sur l’oubli que l’on n’a jamais expliqué ce qu’on répète. ››Le procédé de la répétition n’a plus à douter de son efficacité.  L’usage de cette technique vise à désamorcer les défenses que l’esprit construit de prime abord en créant artificiellement un sentiment d’évidence. La forme la plus connue est le slogan. Si vous avez un éclat sur votre pare-brise, vers quelle compagnie vous dirigerez-vous afin de régler ce désagrément ? Carglass a bien compris l’effet de la méthode de la répétition par le biais de son jingle célèbre : « Carglass répare, Carglass remplace » suivi de l’évocation du numéro de téléphone très facile à mémoriser puisqu’il utilise l’association : 0800 77 24 24, comme 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.

-L’hypnose et la synchronisation sont surtout utilisées dans le cadre des  relations interpersonnelles dans le but d’obtenir un changement de comportement. Les méthodes de communication comme la PNL sont fondées sur ces méthodes. Vance Packard dénonce l’apparition de la publicité subliminale. On joue ici encore (comme c’était le cas pour la théorie de Pavlov que nous avons analysée précédemment) sur un stimulus. Celui-ci est incorporé dans un objet, qui n’est pas consciemment perçu mais uniquement à un niveau inférieur au niveau de conscience. Par exemple, au cinéma on compte vingt-quatre images par seconde si on intercale entre deux images une image publicitaire, cette dernière sera enregistrée par le cerveau de manière complètement inconsciente.

 L’amalgame cognitif

La manipulation cognitive par l’amalgame est analogue à l’amalgame utilisant les émotions que nous avons traité précédemment.

On suggère un lien de causalité non fondé entre une opinion, sans discussion de son contenu, et un élément considéré comme déjà accepté par son auditoire mais sans rapport immédiat.

On peut citer ici l’exemple des publicités Marlboro associant, depuis la fin des années 50, cigarettes et virilité. Des publicités qui posent évident une polémique de caractère éthique.

Actuellement on peut aussi voir sur nos écrans de télévision une publicité pour le lait dont le slogan est « Gael Monfils boit du lait, buvez du lait » Il n’y a aucun lien entre le lait et sportif français, pourtant on joue ici sur un argument d’autorité pour faire vendre. On encore l’amalgame xénophobe souvent utilisé par certains journalistes qui associe la présence d’étrangers à la cause des problèmes de société.

On citera l’exemple de la publication en première page du quotidien d’extrême droite « Présent » d’une information qui montre bien les possibilités de l’utilisation de l’amalgame : « Une grosse affaire de pédophilie, […], Leurs malheureux protagonistes sont des garçons et des filles, tous de race blanche et agés de six mois jusqu’à l’adolescence. » La précision « tous de race blanche » suppose ici que les violeurs ne l’étaient pas (même si l’on ne peut pas vérifier cette information).



Vidéo de la publicité cachou disponible sur le site de l’INA en suivant le lien : http://www.ina.fr/pub/alimentation-boisson/video/PUB3774437071/cachou-lajaunie-confiserie-bonbon-menthe.fr.htmlsss

 Philippe Breton  La parole Manipulée.,

 Sociologie des médias, R.Rieffel.


Les medias comme vecteurs de la propagande : chronologie


Le XXème siècle a été le théâtre d’innombrables essais d’instauration de propagande par des régimes tyranniques qui allaient s’appuyer sur les techniques de  manipulation des foules abordées précédemment. Nous allons donc revenir sur l’apparition de la propagande pour en expliquer ensuite les techniques.

De Corax au XXème siècle: invention de la propagande

L’invention de l’art de convaincre remonte vers 485 av. JC en Sicile grecque dans un cadre judiciaire, avec la naissance de la rhétorique. Son inventeur, Corax, rédige alors un manuel qui propose un ensemble de mécanismes techniques essentiellement basés sur les passions pour une argumentation plus efficace devant les tribunaux.

L’empire romain, selon Jacques Ellul, utilise pour la première fois « l’information comme moyen de propagande ». La parole devient alors manipulation : on se réfugie dans des litotes, des maximes générales, de l’hypocrisie, de l’insinuation face à un chef unique, il n’y a en effet pas de place pour le débat. La recherche du pouvoir de convaincre par le biais de la parole ne quittera plus désormais les sociétés.

La propagande au XVIIème siècle n’est pas un terme négatif

C’est au XVIIème siècle, au cours des guerres de religion, que le Pape Grégoire XV utilisa le terme (qui n’était alors pas encore péjoratif) de « propagande » pour la première fois pour désigner la propagation de la foi. Au XXe siècle, à l’ère de l’industrialisation, on assiste à une véritable pratique bureaucratique de la propagande qui se mute alors en un phénomène reconnu, étudié et  professionnalisé. Le terme de propagande sera alors massivement utilisé tout au long du XXème siècle par les partis politiques pour désigner les actions entreprises afin de diffuser leurs idées.

Jusque dans les années 70, il existe même des « secrétariats à la propagande », « des responsables de la propagande » et des « service de propagande » dans de nombreuses organisations politiques. Marxisme contre théories libérales, science contre religion, apparition du fascisme, du nazisme et des grandes démocraties : le contexte économique et social du XXe siècle est le siècle d’affrontements idéologiques.

XXème siècle: montée en puissance des médias et de la manipulation

Des représentations du monde et des projets de changements sociaux qui s’affrontent et offrent sans conteste un terrain propice à l’avènement d’une manipulation médiatisée. Le XXème siècle est caractérisé par la montée en puissance de médias qui irradient l’espace sociétal, la parole à cette époque est à son point d’incandescence manipulatoire le plus élevé.

Il est indiscutable que le contexte socio-économique de l’époque a contribué à la manipulation des médias, mais il est important de souligner que ce sont avant tout les évènements politiques majeurs qui ont contribué à l’expansion de ces nouvelles pratiques, d’où l’assimilation récurrente dans les esprits des médias de masse comme instrument du totalitarisme.

Propagande : des techniques et procédés bien précis

Selon Philippe Breton, la notion de manipulation répond à trois critères:

  • Premièrement, « la manipulation désigne une action violente et contraignante qui prive de liberté les individus qui y sont soumis. Cette violence n’est pas physique mais psychologique ou cognitive »
  • Deuxièmement, « elle s’appuie sur une stratégie élaborée qui vise à tromper, à faire croire ce qui n’est pas : le message délivré est donc mensonger ? Il s’agit d’emporter coûte que coûte l’adhésion de l’auditoire. »
  • Troisièmement, « le procédé manipulatoire se heurte à une résistance ou du moins à une non-acceptation immédiate de son message. On ne cherche pas à argumenter, à échanger des idées ou des opinions, mais à les imposer en entrant en quelque sorte par effraction dans l’esprit de quelqu’un. On dira donc que la parole manipulatoire est : mensonge organisé, privation de liberté de l’auditoire et outil pour vaincre sa résistance ».

Elle doit également utiliser des techniques particulières : Jean-Marie Domenach montre que la propagande obéit à des règles bien précises qui répondent des caractéristiques externes et internes.

D’un point de vue interne, elle doit maîtriser les valeurs et croyances fondamentales ainsi que le terrain psychologique (opinions, sentiments, pensées) de la société sur laquelle elle construit sa stratégie et suit des règles là encore bien précises :

La règle de la simplification et d’ennemi unique : on se sert de slogans, de mots d’ordres et de symboles graphiques (drapeau, emblème, insigne…), plastiques (salut, poing levé…) ou musicaux (hymne), qui expriment une idée avec la force de l’évidence.

La règle du grossissement : corollaire immédiat de la précédente règle énoncée. Elle consiste à gommer toutes les nuances qui pourraient nuire à l’information transmise et à accentuer voire exagérer celles qui a contrario vont dans le sens du discours auquel on veut faire adhérer.

La règle de l’orchestration : la répétition inlassable des idées principales afin de soumettre le public visé à des représentations à faire assimiler.

La règle de la transfusion : Elle part d’un substrat indispensable, qui en s’appuyant sur un fond culturel commun permet de ne jamais heurter de front les convictions du public auquel on s’adresse.

-Et enfin, la règle d’unanimité et de contagion : il s’agit de créer l’illusion d’une unanimité comme vecteur à la fois d’enthousiasme et de terreur en exploitant le souci de similitude à autrui. Il existe de nombreuses techniques de contagion, comme l’utilisation de la manifestation qui pousse irrémédiablement à l’entrain, des drapeaux, emblèmes et insignes ou encore de la musique qui renforce le sentiment d’appartenance.

D’un point de vue externe, elle est avant tout « une technique qui doit s’adresser en même temps à l’individu et à la masse », et doit ensuite être « totale », autrement dit utiliser tous les modes de communications : presse, radio, télévision, publicité et Internet aujourd’hui.

Médias détournés en un puissant outil de manipulation

On remarque donc que le XXème siècle, avec l’essor remarquable des techniques de communication de masse, a marqué un tournant dans l’utilisation des techniques de persuasion et de manipulation.

Les médias, principaux vecteurs d’information ont alors souvent été détournés en un puissant outil utilisé par des individus, des groupes et des partis peu scrupuleux dans le but d’asseoir leur autorité sur le peuple. Les gouvernants s’emparent alors des stations de radio ou de télévision, musèlent la presse et donc la liberté d’expression, contrôlent et filtrent l’information diffusée. Ainsi, les techniques de manipulation utilisées par la propagande sont bien la preuve que l’homme est facilement maîtrisable par des experts en manipulation à partir du moment où le contexte politique et économique le permet.

Il est cependant important de ne pas réduire ces actions de propagande au simple fait des régimes dictatoriaux. Les équations qui semblent naturellement intégrées sont le plus souvent les associations suivantes : totalitarisme et manipulation versus démocratie et liberté d’opinion. Cela prouve la croyance utopique d’une société transparente d’individus informés par des média pluriels et libres, alors que les médias sont pourtant le plus souvent les vecteurs de techniques de manipulation.